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Mon chien peut sentir les bécasses à 200 mètres !

Rêve ou réalité ? J’ai vu plusieurs fois des très très bons chiens expérimentés courir derrière elle lorsqu’elle s’envole et le retrouver à l’arrêt à 150/200 mètres sans qu'il la suivent des yeux ...

Rêve ou réalité ? 

Cela s’est produit plusieurs fois. 
 
En effet, j’ai vu plusieurs fois des très très bons chiens expérimentés qui ont des qualités supérieures à la moyenne arrêter une bécasse, courir derrière elle lorsqu’elle s’envole et le retrouver à l’arrêt à 150/200 mètres sans qu'il la suivent des yeux mais en suivant à toute vitesse pendant 200 m les émanations de la bécasse stagnant dans l'air. 
 
Tout ceci doit se faire très rapidement parce que les émanations sont balayées rapidement par le vent, le laps de temps que la bécasse prend du moment où elle a décollé jusqu’au moment où elle a atterri en 200 m est de l'ordre 10 secondes environ et le chien la bloque à l'arrêt en moins de 15 secondes l'effet de surprise paralyse la bécasse , une buse tétanise une perdrix qui vient de se poser les rapaces attrapent presque toutes leurs proies à l'atterrissage et les paralyse avec l'effet de surprise c'est une réaction naturelle; Tout ceci fait dans une vitesse record. 
 
A peine, la bécasse décolle, le chien part derrière dans la direction de la bécasse, à peine la bécasse s’est posée à 150/200 mètres, le chien arrive dessus et l’arrête. 
 

Comment est-ce possible ?

 
Ça c’est une chose qui ne peut pas se produire dans les doubles haies. 
 
C’est une chose qui peut se produire dans les bois lorsque les arbres sont relativement hauts avec une 2e végétation en dessous. La bécasse qui démarre à l’arrêt du chien, si elle part à 2/3 mètres du sol en se déplaçant à cette hauteur-là, frôle les arbustes, les fougères ou autres et laisse stagner à 1 m ou 2 du sol son émanation qui est retenue pas balayée par le vent par rapport aux abris naturels qui existent. 
 
Ce phénomène-là ne peut absolument pas se présenter à découvert. 
 
A découvert, l’émanation de l’oiseau volant à 1,50 m ou 2 mètres du sol ne reste pas stagner parce qu’elle est balayée par le vent. Je prétends qu’un chien que je pourrais considérer comme étant quand même exceptionnel est capable de sentir les bécasses à 200 mètres. 
 
A condition 
 
1°) qu’il soit spontané, vif et intelligent et qu’il analyse la puissance de l’émanation qu’il capte au fur et à mesure qu’il court, 
 
2°) s’il part dans l’axe dans lequel est partie la bécasse laissant une émanation stagner en nuage qui se dissipe assez rapidement quand même, mais beaucoup moins rapidement que s’il n’y avait pas d’obstacles de retenue naturelle, c’est-à-dire les champs, 
 
3°) il faut quand même que ce soit fait rapidement, au galop pour qu’il puisse rester dans le cône de l’émanation stagnant dans l’air à 1m du sol qui retombe progressivement en se mélangeant à l’air au bout de 30 secondes d’une façon imperceptible. C’est vrai qu'il ni à pas d’émanation au sol, donc il faut que ce soit fait au sprint. 
 
Si le chien de qualité part au sprint, il est capable de rester dans le cône d’émanation stagnante au fur et à mesure qu’il se déplace et au fur et à mesure que la bécasse vole pour finir à se poser à 150/200 mètres. 
Donc ce chien-là qui sait le faire et qui a l’audace de le faire à toute vitesse est un chien de talent certes mais c’est quand même une explication donnée (mon explication n’engage que moi-même), mais ce n’est pas une question de puissance de nez qui fait que le chien sente la bécasse à 200 mètres, c’est une question d’intelligence, de nez, d’interprétation, d’audace, de personnalité mélangées. 
 
C’est une chose que j’ai vu plusieurs fois dans ma vie, mais il faut que ce soit un chien exceptionnel pour arriver à faire cela. Ce phénomène ne peut se produire que dans les bois assez plat et la plupart du temps où il y a des arbres qui sont relativement hauts avec souvent une 2e végétation à hauteur de 3 mètres. 
C’est une chose qui ne peut pas se produire dans les doubles haies parce que lorsqu’une bécasse s’envole d’une double haie, elle en sort. Physiquement elle est en contact avec l’air sans retenue d’abri naturel donc le vent balaie l’émanation de la bécasse qui stagne en l’air à 3-4mètres du sol. 
 
Donc cette bécasse laisse l’émanation très peu longtemps dans ces circonstances-là. Elle est obligée de sortir de la double haie pour se cacher dans une autre. C’est une chose qui est impossible à faire dans ce type de chasse. 
 
Les conditions des éléments naturels contribuent au comportement des animaux et du chien en général. 
 
Patrick Morin 06 83 40 22 96 
pmorin@wanadoo.fr 
www.keranlouan.com
 
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